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L’Allemagne, amour de ma vie

Aujourd’hui, nous vous présentons une nouvelle blogueuse invitée de Young Germany : Erica Lee, une jeune Irlandaise qui tient un blog sur son séjour Erasmus en Allemagne. Dans son premier post, Erica nous raconte comment elle est tombée amoureuse de la langue de Goethe. Bienvenue, Erica !

Le début de ma longue histoire d’amour avec tout ce qui est allemand remonte déjà à six ou sept ans. Dans quelques mois, nous allons passer à la vitesse supérieure : je vais emménager en Allemagne !

Laissez-moi vous expliquer comment tout a commencé…

C’est comme dans cette chanson de Rihanna, « We fell in love in a hopeless place » (« Nous tombâmes amoureux en un lieu désolé »). Ce lieu, c’était Tullamore, en Irlande. En 2005, au début du collège, je fus initiée à l’allemand par un professeur extraordinaire. Je développai alors un profond amour pour la langue de Goethe et pour tout ce qui venait d’Allemagne.

En 2007, je suivis trois semaines de cours d’allemand à Roscrea, ce qui me permit de rencontrer bien d’autres amoureux de cette langue, tous en train de préparer d’arrache-pied le Junior Certificate (équivalent du brevet des collèges en Irlande, NdT). Ce séjour fit des miracles pour mon allemand, à tel point que j’obtins une bourse de l’ambassade d’Allemagne et du Goethe-Institut pour passer trois semaines dans la région de Passau (wunderbar!), avec 11 personnes qui devaient devenir d’excellents amis.

La classe de troisième compta beaucoup pour moi. Ce fut l’année où Lars arriva à l’école. Ce professeur stagiaire, âgé de 23 ans, partagea avec nous non seulement des anecdotes désopilantes sur l’Allemagne et des astuces pour apprendre la langue, mais aussi un amour de la vie totalement inédit pour nous. Dans cette classe d’adolescentes de 15 ans, je crois pouvoir affirmer que nous étions toutes trente sous le charme de Lars et de son sens de l’humour. Nous fumes d’autant plus traumatisées de le perdre dans un terrible accident de voiture, trois mois seulement après son arrivée en Irlande. Il est très difficile d’accepter la disparition brutale d’une personne si jeune et pleine de vie, mais Lars continue d’exister dans nos mémoires.

La leçon la plus marquante que Lars nous avait apprise était de vivre et d’aimer la vie. Je garde cet enseignement à l’esprit, aujourd’hui encore. Sa mort prématurée fut un choc, un réveil. Elle m’aida à prendre du recul par rapport à une multitude de petites choses insignifiantes, et à apprécier ce qui comptait vraiment dans l’existence.

Après l’accident, j’écrivis à la mère de Lars, Ulla, pour lui présenter mes condoléances. De cette petite lettre, rédigée dans un allemand épouvantable, naquit une amitié très particulière. Aujourd’hui, Ulla est comme une mère de substitution pour moi. Elle est la femme la plus gentille que j’aie jamais rencontrée, et je comprends maintenant de qui Lars tenait son amour de la vie. J’ai séjourné chez elle plusieurs fois. Elle vit à une heure environ de Cologne, et c’est pourquoi j’ai été aux anges en apprenant que ce serait là que je partirais en Erasmus. Récemment, elle m’a envoyé un colis postal rempli d’informations touristiques sur Cologne et de Haribo. J’ai hâte d’y être pour pouvoir lui rendre visite régulièrement.

Pendant son bref séjour dans notre établissement, Lars nous fit comprendre ce qu’était l’apprentissage d’une langue étrangère. Il n’était plus question de Petra et de Hans, ou d’autres personnages de manuels scolaires. L’allemand, c’était la vraie vie ; c’était Lars, ses histoires de famille et ses amis, un peuple qui ressemblait au nôtre en tout point (hormis sa ponctualité hors pair). Lars partagea avec nous l’amour de sa culture et de sa langue. Sa passion pour la matière qu’il dispensait faisait de lui un excellent enseignant. Je sais qu’en d’autres circonstances, il aurait obtenu son diplôme de professeur haut la main, et qu’il aurait inspiré des générations d’élèves.

Il n’en aura pas eu le temps. Mais en quelques mois seulement, ce jeune Allemand enthousiaste aura eu un impact considérable sur mon existence. De ces quelques mois de cours avec lui naquirent une passion insoupçonnée pour la langue allemande, un nouveau regard sur l’existence et une pléthore de nouvelles amitiés.

À la fin du lycée, mon amour pour la langue de Goethe continua de s’épanouir, et je décidai de poursuivre cet apprentissage à Trinity College. Mon cursus d’études européennes prévoyait une troisième année obligatoire à l’étranger. Pour l’Allemagne, nous avions le choix entre Hambourg, Fribourg et Tübingen. Mon premier choix se porta sur Hambourg, pour être plus proche des quelques Allemands que je connaissais. Puis le destin s’en mêla. Sur les 16 personnes étudiant l’allemand, nous fûmes 14 à choisir la République fédérale comme destination pour notre année à l’étranger. Face à cette demande élevée, il fallut offrir des places supplémentaires, notamment à Cologne. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire Currywurst, je sautai sur l’occasion.

Cet automne, je vais réaliser mon rêve : étudier à l’alma mater de Lars. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis surexcitée à l’idée d’y aller ! Voilà qui résume brièvement (!) les origines de ma passion pour la langue allemande, avec laquelle j’entretiens ma plus longue histoire d’amour à ce jour.

Source : allemagne.diplo.de

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