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Français ? Allemand ? Frontalier !

Ils se considèrent comme les plus Français des Allemands. Leurs enfants fréquentent une crèche ou une école francophone. Un millier d’entre eux travaillent en France. Le reste fait ses courses à Forbach ou passe le week-end à Paris, désormais à moins de deux heures de TGV. Les habitants de la Sarre, le plus petit État régional d’Allemagne vivent, comme leurs voisins lorrains, l’amitié franco-allemande au quotidien.

Laboratoire de l’Europe

Des liens riches et denses se sont noués au fil des décennies de part et d’autre des 450 kilomètres de frontière que partagent la France et l’Allemagne. Les deux pays ont été pionniers en matière de coopération transfrontalière. Celle-ci a été institutionnalisée dès 1975 par les accords de Bonn, prolongés par ceux de Karlsruhe (1996). Français et Allemands coopèrent, par exemple, en matière de sécurité via le Centre franco-allemand de coopération policière et douanière (CCPD). Depuis 2005, une convention-cadre permet aussi aux habitants des deux pays d’être soignés aux mêmes conditions sur les deux rives du Rhin, y compris en urgence.

Aujourd’hui, les frontières franco-allemandes font aussi figure de laboratoire de l’intégration territoriale en Europe. Français et Allemands ont créé dès 2003 des Eurodistricts (Strasbourg-Ortenau, Saar-Moselle). Avec leurs voisins suisses, ils ont, par ailleurs, été à l’origine de la Région métropolitaine trinationale du Rhin, un pôle de six millions d’habitants ultra-compétitif. La même année, la Grande région Saar-Lor-Lux-Rhénanie-Palatinat-Wallonie-Communauté germanophone de Belgique, qui compte plus de 11 millions d’habitants, est devenue le premier Groupement européen de coopération territoriale.

Le renforcement de la coopération transfrontalière était l’une des priorités de l’Agenda franco-allemand 2020, adopté lors d’un Conseil des ministres franco-allemand en février 2010. Il est à nouveau à l’ordre du jour aujourd’hui. Tout d’abord, à l’heure des célébrations du 50e anniversaire du traité de l’Élysée, la coopération transfrontalière rappelle une réalité essentielle : c’est avant tout sur la multiplication des liens humains que repose, depuis un demi-siècle, l’amitié entre la France et l’Allemagne.

Complémentarité

Mais le renforcement de la coopération transfrontalière répond aussi à des besoins concrets. Ainsi, sur le terrain, la volonté de relier les deux pays se heurte encore souvent à des obstacles bureaucratiques, parce que les systèmes de transports ou de formation sont différents.

Mais surtout, les régions transfrontalières affrontent aujourd’hui, de part et d’autre du Rhin, des besoins complémentaires : du côté français, un chômage élevé, et du côté allemand, un manque de main-d’œuvre qualifiée dans des domaines comme l’ingénierie, la métallurgie, la santé ou l’éducation. Plus qu’ailleurs encore, la volonté de favoriser l’apprentissage de la langue du pays voisin, de permettre aux jeunes de se former dans les deux pays ou d’intensifier la collaboration entre les agences pour l’emploi des deux pays prend ici tout son sens.

Source : allemagne.diplo.de

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