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Kaiserslautern, une ville à découvrir

Le critère en Allemagne est de compter au moins 100 000 habitants pour appartenir au “club” des grandes villes. Or, c’est exactement le nombre d’habitants que compte Kaiserslautern. Le centre historique est resté petit, familial et un peu provincial, sans pour autant être recroquevillé sur lui-même. La bonne réputation de l’université technique et de la Fachhochschule a attiré les entreprises de haute technologie les plus diverses.

L’essor de la haute technologie est directement lié aux événements qui ont bouleversé la cité : à la fin de la seconde guerre mondiale en effet la ville a abrité des garnisons des armées française et américaine. En 1992, à la fin de la guerre froide, les troupes françaises se sont retirées, de même qu’une partie des troupes américaines, ce qui fut une perte économique importante pour la ville.

A proximité de Kaiserslautern se trouve l’aéroport de Ramstein, la plus grande base aérienne américaine d’Europe.

Nom et armoiries

C’est à Frédéric 1er Barberousse que la ville doit la première moitié de son nom, Kaiser (empereur). Quant à la seconde moitié, elle évoque la Lauter, petite rivière dont on a perdu la trace, car on y a construit des maisons après l’avoir asséchée. Ses étangs, jadis si nombreux, alimentés par de l’eau claire et pure, ont été très tôt détournés et taris.

Cette rivière et ces étangs justifient le poisson représenté sur les armoiries de Kaiserlautern. Selon la légende, au XVe siècle, un immense brochet aurait été pêché dans le Kaiserwoog, le plus grand étang de la ville. Il aurait porté une bague de Frédéric 1er Barberousse autour du cou et prétendu qu’il y avait été jeté trois cents ans auparavant par l’empereur en personne.

Histoire de la cité

Kaiserslautern a une histoire ancienne.

Le premier document officiel mentionnant la cour royale de “Lutra” remonte à 830. L’octroi en 985 par l’empereur Otto III des droits de tenir des marchés et la construction en 1152 par l’empereur Frédéric Ier, surnommé Barberousse, d’un château que les écrits médiévaux qualifient de splendide et unique dans tout l’Empire contribueront pour beaucoup au développement de la bourgade. Aujourd’hui, il ne reste malheureusement que quelques ruines de la résidence de l’empereur, mais la ville continue d’être connue comme la ville de Barberousse (Barbarossastadt).

La guerre de Trente Ans, avec l’occupation successive du Land par les troupes espagnoles, françaises et suédoises, fit des ravages considérables dans la cité médiévale.

Ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que Kaiserslautern a commencé à se remettre des séquelles des conflits. Par chance, l’église collégiale en est sortie indemne. Il s’agit de l’église-halle la plus représentative du gothique flamboyant dans le Sud-Ouest de l’Allemagne. La construction du chœur date de la seconde moitié du XIIIe siècle, celle de la nef principale du XIVe.

La fontaine “Schöner Brunnen”, édifiée sur le parvis de cette église, est évoquée pour la première fois officiellement en 1571. Sur sa partie supérieure, ajoutée au début du XVIIIe siècle, figurent les armes de la ville : l’aigle impérial, symbole de la souveraineté de l’Empire, et le lion, animal héraldique des capitales de Land.

Kaiserslautern devient une sous-préfecture sous le régime napoléonien. Tandis que le Palatinat et, inévitablement, Kaiserslautern sont rattachés à la Bavière à l’expiration de la domination française, tout change avec la révolution de 1849 : le “Gouvernement provisoire” constitué dans la Fruchthalle (Halle aux fruits) proclame le Palatinat indépendant de la Bavière.

Avec la création d’entreprises industrielles, notamment la filature de laine peignée et la fabrique de machines à coudre Pfaff, la ville est devenue le centre industriel le plus important du Palatinat.

Seul un nombre restreint des bâtiments anciens a survécu aux attaques aériennes de la Seconde Guerre Mondiale. Parmi eux, la galerie palatine par exemple, ou la halle aux fruits, ancien marché aux légumes et aux fruits transformée aujourd’hui en salle de concerts et des fêtes. C’est aussi le plus important édifice profane du Palatinat. Le style de ce bâtiment construit de 1843 à 1846, suivant les plans de l’architecte August von Voit, n’est pas sans rappeler celui des palais patriciens édifiés à Florence au début de la Renaissance.

Kaiserslautern s’est également dotée d’une architecture moderne non moins intéressante que l’ancienne. En 1987, Gernot Rumpf réalise la fontaine de la Porte de Mayence, qui mesure dix mètres de diamètre et retrace l’histoire de la ville. Deux personnages, debout dos à dos, dominent cette composition : l’empereur Frédéric Barberousse et Rodolphe de Habsbourg.

Le centre-ville a été entièrement reconstruit après la guerre. Son emblème le plus caractéristique est l’Hôtel de ville, haut de 84 mètres, construit dans le style des années 1960. Depuis son restaurant panoramique aménagé au vingt-et-unième étage, le regard embrasse l’agglomération et la forêt du Palatinat voisine.

En 2001, à l’occasion du 725e anniversaire de l’instauration du droit coutumier de la ville, en 1276, les élèves des écoles, les particuliers, les associations et les entreprises, furent invités à créer un prototype immense de l’animal représenté sur les armoiries de la ville. Résultat : 200 exemplaires des variétés de poissons les plus diverses, dispersées dans la ville.

Pour compléter la découverte de Kaiserslautern :

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