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Le Bayern de Munich

Le Bayern Munich est l’équipe de football allemande la plus connue. Depuis plus d’un siècle, le Bayern a fait de l’ombre aux deux autres clubs locaux, Munich 1860 et SpVgg Unterhaching. Le club jouit d’une formidable renommée, en Allemagne tout comme à l’étranger. Cependant, peu de gens connaissent vraiment le club, son histoire et ses petits détails, qui font, d’un grand club, un club anthologique.

Le Bayern, c’est une institution. A travers le monde, de l’Allemagne à la Chine en passant par l’Iran et les Philippines, plus de 2000 clubs de supporters accueillent 132.000 membres. Dans la plupart des grandes villes d’Allemagne, on trouve plus de supporters « bavarois » que locaux. Cette popularité nationale est comparable à celle de l’Olympique de Marseille en France. Mais la popularité du Bayern, contrairement à celle du club de la Canebière, ne s’arrête pas là, et n’a pas à rougir d’une comparaison avec le grand Real Madrid. Cette hégémonie mondiale lui permet d’ailleurs d’effectuer des tournées – commerciales- en Chine et aux Etats-Unis tous les étés, en participant à des tournois pour de grosses sommes d’argent. Le Bayern, c’est donc aussi un commerce. Et ce phénomène profite à l’expansion de la culture bavaroise, et encourage les visites à l’Oktoberfest de Munich.

Le Bayern, c’est aussi une histoire. En février 1900, dix-huit hommes se réunissent pour fonder le club. Dix-huit joueurs qui initient une histoire: Depuis 1932, le Bayern à gagné le championnat allemand à vingt reprises. Le DFB Pokal, équivalent de la Coupe de France, a atterri 13 fois dans les mains bavaroises. S’y ajoutent toujours au niveau national trois Supercup et six Coupes de la Ligue, dont quatres d’affilée entre 1997 et 2000. À l’échelle européenne et internationale il n’a pas démérité non plus, sans pour autant atteindre le prestige d’un Real : Une victoire en Uefa, une en Champions League, trois en Coupe Mondiale. Une Coupe des Coupes et trois Coupes des Champions complètent ce large palmarès. L’histoire du club, en dehors de ces statistiques, a été guidée par des personnalités, joueurs ou entraineurs ayant marqué les esprits. Au premier rang Franz Beckenbauer, alias « le Kaiser » vainqueur de la coupe du monde en tant que joueur et entraineur. Sur les terrains pour le Bayern pendant près de vingt ans entre 58 et 77, il est célébré comme étant l’un des meilleurs joueurs du monde. Entre temps passé entraineur puis manager, il est à présent président du club, et une personnalité toujours aussi incontournable du football allemand. Gerd Müller, le buteur hors-pair, Paul Breitner, Uli Hoeneß sont d’autres noms connus du football bavarois. Dans une époque plus récente c’est un italien, l’entraineur Giovanni Trapattoni, qui se fit un nom. Son caractère enflammé lors des interviews et ses « Ich habe fertig » hantent toujours les adeptes du football. La tradition italienne du Bayern continue d’ailleurs avec le recrutement l’été dernier de Luca Toni. Son transfert a coûté 18 millions d’euros. Pas autant que la nouvelle AllianzArena, le stade bavarois flambant neuf que jalouse le monde entier.

Mais le Bayern, c’est avant tout une culture. Une culture footballistique d’abord : Souvent dénoncé pour son football minimaliste et orienté davantage vers le résultat que vers le geste sportif, le club a viré de bord l’année dernière, en annonçant un changement de politique radical. Dorénavant, les bavarois font du bling-bling, faisant marcher les noms et le beau jeu, notamment grâce au « König von Bayern », le français Franck Ribéry. Une culture régionale ensuite : À l’instar de Dortmund et de Schalke, le Bayern aura réussi à devenir emblématique pour la Bavière. Ce phénomène est lié entre autre à l’importante attache culturelle que font valoir ses dirigeants. L’accent mythique de Beckenbauer, bien sûr, que multitude de médias étrangers peinent à comprendre. Mais aussi le pantalon en cuir et à bretelles, qui habille les joueurs lors de leur célébration de fin d’année, en communion avec les supporters. Et la culture de la bière évidemment : en 1968, l’entraineur Branco Zebec fut décrié pour avoir interdit la consommation d’alcool à ses joueurs. Pas très futé dans de telles conditions. Le coeur de la « Bayernkultur » est niché à la Säbener Straße. C’est le foyer administratif et sportif, où se déroulent entrainements et transactions. Ce nom de rue est souvent substitué au nom du club. Qui parle de déracinement culturel du sport ?

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