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Vingt-cinq après la chute du mur : si semblables, si différents

Une génération après la chute du mur de Berlin, les différences sont ténues entre les habitants de l’est et de l’ouest de l’Allemagne. « Ossis » et « Wessis » ont disparu. « Nouveaux » et « anciens » Länder ne distinguent pas davantage que les diverses régions de n’importe quel pays. 25 ans après, ne reste-t-il donc plus rien de la vie en RDA ?

Dans les statistiques sociales, il faut, en effet, chercher les traces du passé antérieur à 1990. En 25 ans, l’Est s’est aligné sur l’Ouest en termes de conditions de vie, mais aussi d’espérance de vie, de santé ou encore de consommation de tabac. Seule la population a davantage baissé à l’Est, en raison de l’émigration vers l’Ouest. Mais celle-ci est aujourd’hui stoppée. Et on observe même parfois un mouvement en sens inverse, de l’Ouest vers l’Est.

Des différences marquées s’observent, en revanche, pour ce qui touche à la famille. À l’Est, la majorité des enfants naissent hors mariage (59 %), alors que ce n’est pas le cas à l’Ouest (28 %). Par ailleurs, les structures de garde de la petite enfance sont nettement plus développées dans les Länder de l’ex-RDA.

En termes économiques, l’Est et l’Ouest se sont aussi très largement rapprochés. Par exemple, l’Est possède aujourd’hui des centres de recherche de pointe et des entreprises ultra-compétitives qui n’ont rien à envier à celles de l’Ouest. Les revenus de ses habitants atteignent aujourd’hui près de 85 % de ceux de l’Ouest.

Toutefois, si les stigmates de quarante années d’économie dirigée ont disparu depuis longtemps, on continue d’observer des différences. Une récente étude montre ainsi que les entreprises familiales, si importantes dans le tissu économique allemand, ont un poids très supérieur à l’Ouest. Elles y réalisent 22 % du chiffre d’affaires et y emploient 20 % des salariés en emploi stable à l’Ouest. À l’Est, ces chiffres n’atteignent que respectivement 7 % et 4 %.

Quand il s’agit de trinquer, par exemple. Pur produit de l’Est, le mousseux de la marque Rotkäppchen est, en effet, devenu en vingt ans le leader du marché allemand. Pour ceux qui préfèrent la bière, plusieurs marques est-allemandes ont également réussi à tirer leur épingle du jeu dans l’Allemagne unifiée. C’est également le cas du fromage blanc Leckermäulchen, et dans une moindre mesure de la moutarde de Bautzen.

De fait, les marques est-allemandes ont perdu leur image de marques bon marché. Récemment, une étude montrait même que ce sont les jeunes allemands achètent le plus souvent des marques est-allemandes. Pas par nostalgie. Ils justifient ce choix par « la qualité des produits » et un sentiment d’identification patriotique.

Quant aux objets du quotidien hérités de l’ex-RDA, ils sont encore nombreux. L’un des plus célèbres est sans doute l’« Ampelmännchen », qui vous indique quand traverser au feu tricolore. On pourrait également citer le « Sandmännchen », le marchand de sable qui passe à la télévision pour endormir les enfants. Celui de l’est a survécu à son homologue de l’Ouest.

Enfin, certains mots de l’Est sont entrés dans le langage courant. On parle aujourd’hui dans toute l’Allemagne de « Kaufhalle » (ou Supermarkt/ supermarché), de « Feinfrost » (ou Tiefkühlware/ surgelé) ou encore de Kollektiv (ou Team/ équipe). Sans oublier les expressions « Fakt ist » (C’est un fait que) ou « alleinstehende Mutter » (mère solo).

Source : CIDAL

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